samedi 31 mars 2018

DECLARATION : SIX ANS DE REGIME MACKY SALL, OU LE REGNE DE LA FRAUDE ET DU MAQUILLAGE ! (PREMIERE PARTIE)

YOONU ASKAN WI /Mouvement pour l’Autonomie Populaire
Permanence nationale : HLM Grand Yoff, villa n°218, Dakar
Récépissé n°13740/MINT/DAGAT du 27 Janvier 2009
TEL: 221 338274327 -   E-mail : yoonuaskanwisp@gmail.com
Site Web: www.yoonuaskanwi.org ;


Faux, maquillage et fraude : ‘’Grosse révélation’' du 1er ministre BounAbdallah Dione, dimanche dernier sur les ondes d’une radio de la place : « L’ex- ministre de l’énergie Thierno Alassane Sall n’a pas démissionné du gouvernement. Il a été démis pour incompétence ».Mais alors Monsieur Dione, pourquoi et comment avoir découvert si tard l’incompétence du ministre Sall, qui a été membre du comité directeur de l’APR et coordonnateur national de la convergence des cadres dudit parti, directeur général de l’ARTP en 2012, ministre des Infrastructures et des Transports terrestre et du Désenclavement de 2012 à 2014, puis ministre de l'énergie de 2014 à 2017 ? Le refus de signer le contrat de TOTAL est certainement passé par làadministrant à l’opinion publique une énième illustration de la politique de faux, demaquillage et de fraude déployée, tous azimuts durant six ans, par le Président Macky Sall et les siens. Comme l’écrit le magistrat Ibrahima Hamidou Dème dans sa lettre ouverte publiée le 26 mars 2018, « nos valeurs cardinales de dignité, d'honneur, de probité et de loyauté sont presque abandonnées au profit du reniement, du non-respect de la parole donnée, de la trahison, du mensonge etc. qui sont cultivés par les plus hautes autorités et ce, dans la plus grande indifférence. »


Faux, maquillage et fraude érigés, non seulement en système de gouvernance mais de manière plus inquiétante encore, en règle de vieindividuelle et collective, norme banale de comportement au pays des dóorkat (truands et roublards, en langage familier)Rien d’étonnant en cela du reste, quand on sait que dans la société, l’idéologie dominante est celle de la classe dominante. Lors du referendum de mars 2016, les conclusions des Assises nationales sont travesties, pour accoucher d’une réforme constitutionnelle maquillée selon les seuls désidératas et calculs pouvoiristes du prince. En juillet 2017, de Dakar à Saint Louis en passant par d’autres localités, des fraudes d’une ampleur inédite entachent le déroulement de certaines épreuves du baccalauréat ; les élections législatives de la même période font l’objet d’un hold upfroidement exécuté, qui permet à l’Etat Parti APR-BBY de s’octroyer 75% des sièges à l’Assemblée nationale pour officiellement 49% des suffeages. Les pratiques grossières de fraude, aujourd’hui dépassées etchassées des bureaux de vote, se sont reconverties en technologies de fraudes plus ou moins sophistiquées, en amont du vote (fichier électoral, carte électorale dans le pays et à l’étranger, cartes d’électeurs, bulletins de vote, institutions chargées de l’organisation et de la supervision du processus électoral…). Les faux et usages de faux pullulent, faux douaniers, faux médecins, faux pharmaciens, faux marabouts, faux juges trafiquant de fausses décisions de justice contre espèces sonnantes et trébuchantes, etc. Des gradés de la police, agents assermentés, sont pris en flagrant délit de mensonge pour avoir lancé des grenades lacrymogènes sur une école élémentaire, occasionnant ainsi plusieurs blessés, et être venus ensuite effacer prestement les preuves matérielles de leur forfaiture et raconter des sornettes devant la presse !
Quand les rapports de l’ARMP, de l’IGE et de l’OFNAC mettent le doigt sur les techniques de prédation des ressources du pays par des DG, Ministres ou autres proches du ‘’macky’’à travers des pratiques maffieuses de surfacturation, de gré à gré à tout vent, de subventions sans destinataires, de commandes fictives, de recrutements imaginaires, de caisses d’avance yaa ma neex, le chef de file de l’Etat Parti APR-BBY les met sélectivement sous le coude, dégage les fonctionnaires honnêtes et assure sans frémir la promotion des délinquants de la république ! Le président de la République,  « le gardien de la Constitution » qui se subordonne tous les pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire, nous donne ainsi encore une fois la preuve par 9 qu’il gère le pouvoir, son pouvoir, non le pays, ni les intérêts du pays. N’a-t-il pas ordonné la réfection du building administratif, aux travaux jamais terminés, pour un coût de 39 milliards avant de décider d’aller loger plusieurs ministères à Diamniadio ? Ne vient il pas d’annoncer, en bombant curieusement le torse, la construction d’un second palais présidentiel à Diamniadio, au moment où les ventres crient famine dans plusieurs localités du pays, où les paysans n’arrivent pas à écouler leurs productions arachidières ou maraichères, se retrouvant ainsi obligés bien souvent de les brader à vil prix ? Qui parlait de « gestion sobre et vertueuse », et de « la patrie avant le parti » ? Mots d’ordre vite jetés à la mer de Ndaayaan !

Recrudescence des rapts d’enfants, des crimes et accidents mortels : A l’approche de la présidentielle du 24 février 2019, la rumeur ou la vox populi déclare n’être guère surprise par le regain de rapts d’enfants suivis de meurtres à Touba, à Mbao, à Rufisque, à Ziguinchor et ailleurs, ni par la multiplication d’accidents mortels, vite assimilés à des meurtres rituels et autres sacrifices humains et trafics d’organes, auxquels n’hésitent pas à recourir  certains de nos politiciens assoiffés de pouvoir à conserver ou à conquérir, à tout prix ! Décidément, où en est donc le Sénégal dans sa descente aux enfers ?! Quoi qu’il en soit, une chose est sûre: le laxisme de nos autorités, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, l’indiscipline ancrée dans les mentalités et comportements de nos concitoyens, sont bien souvent à la base de beaucoup de nos drames ou catastrophes : hier la tragédie du bateau Le Diola avec ses 2 000 morts, aujourd’hui les incendies de Médina Gounass et de Parc Lambaye, le chavirement d’une pirogue à Betenty entrainant la mort de 21 braves femmes, le crash à Missirah dans la même zone du Niombato, d’un hélicoptère Mi-17 de l’armée sénégalaise,  se soldant par 9 morts et 11 blessés, sans parler de ces accidents récurrents de la route (automobiles, camions, motos Djakarta, charrettes…) qui entrainent en moyenne 532 morts par an au Sénégal, soit presque 02 morts par jour pour cause d’accident de la circulation ! Bilan macabre aussi du côté des Sénégalais de la diaspora : succession record d’assassinats de Sénégalais en Italie, à Barcelone, à Madrid, sans oublier les USA, le Maroc ou la Libye. Que font les autorités sénégalaises en dehors de molles protestations vite rangées dans les tiroirs ?  Le Président de la République en tout cas semble trouver un plaisir macabre à profiter de condoléances présentées à des VIP de la République pour valoriser publiquement ses compétences en matière de   pêche aux …transhumants ! La transhumance politique, une des pires endémies affectant le corps social sénégalais, contribuant largement au discrédit de la politique et des acteurs politiques dans notre pays. Même « l’Association des femmes de ministres » y jette son grain de sel, oublieuses qu’elles sont du caractère plutôt éphémère de la fonction de leurs chers époux !

A la veille des échéances de 2019, S’opposer à la dictature émergente et au tripatouillage de la Constitution : L’Etat-Parti APR/BBY redouble d’ardeur dans sa  démarche unilatérale de dictature émergente faite de maa tey, d’étouffement des libertés, de brigandage et de coup d’Etat électoral, le tout pour une victoire du macky au 1er tour en 2019, en vue d’un second mandat présidentiel plutôt hypothétique. Tout y passe pour habiller et maquiller leur jeu de gladiateurs : un ministre de l’intérieur qui proclame sans sourciller que sa mission consiste à faire réélire son candidat de président dès le 1er tour ; un faux audit permettant de proclamer l’actuel fichier électoral fiable à 98% ; une justice aux ordres du Prince pour cibler, condamner et éliminer cyniquement de potentiels candidats ; le refus obstiné  d’instituer le bulletin unique ainsi qu’une autorité indépendante consensuelle, chargée de garantir l’organisation d’élections régulières, transparentes, démocratiques et pacifiques, etc. 

Dans ce cadre, l’interdiction de manifestations pacifiques de l’opposition, droit garanti par la Constitution, est devenue, même pas une simple ‘’restriction momentanée’’ mais bien la règle systématique, au nom d’un Arrêté liberticide, combattu hier mais avalisé aujourd’hui, dit « Arrêté Ousmane Ngom ». Cet Arrêté n° 7580 du 20 juillet 2011 interdit «toutes manifestations à caractère politique dans l’espace compris entre l’avenue El Malick Sy et le Cap Manuel, notamment devant les immeubles abritant l’Assemblée nationale, le Sénat (actuel Primature), le Conseil économique et social, les Cours et tribunaux, le Palais de la République, le Building administratif et la Place de l’Indépendance» !! Un véritable apartheid digne des temps sinistres des Pieter Botha en Afrique du Sud ! Et pour couronner les forfaitures, des projets de loi de révision, en procédure d’urgence, de la Constitution, adoptée récemment en mars 2016, ainsi que modification du code électoral, pour y introduire un parrainage piégé, maqué par une volonté d’invalider sélectivement des candidatures supposées gênantes pour n’admettre à la compétition électorale que les adversaires de son choix, sans recours possible ! Faut- il par ailleurs le souligner, la démocratie ne saurait se réduire à 03 jours périodiques d’élection, à raison de 01 pour la présidentielle, 01 pour les législatives et 01 pour les locales. Des élections pas toujours régulières d’ailleurs, loin de là ! Par conséquent, pour s’opposer au tripatouillage électoraliste de la Constitution de notre pays, la mobilisation non pas seulement des partis politiques ou de l’Initiative pour des Elections Démocratiques (IED), mais plus encore la mobilisation citoyenne, la riposte de masse, démocratique, organisée et progressive de tous les démocrates et patriotes authentiques du  Sénégal, sont plus que d’actualité pour assurer la tenue d’élections régulières, transparentes et fiables, gage de paix civile.

(VOIR SUITE DANS LA DEUXIEME PA

Fait à Dakar le 28 Mars 2018

Le Secrétariat Permanent de Yoonu Askan Wi

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