jeudi 31 décembre 2020

BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2021 A NOS COMPATRIOTES DU SENEGAL ET D’AFRIQUE, POUR UNE ANNEE DE LUTTES ET DE VICTOIRES DES PEUPLES PARTOUT DANS LE MONDE !



Le genou meurtrier de la Covid-19 n’a pas encore fini d’asphyxier le monde contemporain, toujours sous le joug à la fois de cette pandémie et du virus de  l’impérialisme international, cherchant à exorciser la gangrène de son embolie pulmonaire  sur le dos des masses déshéritées du Nord comme du Sud. Les centres du capitalisme mondial testent leur capacité à préserver  tant bien que mal les mécanismes de reproduction et de pérennisation de leur système parasitaire et décadent, avec la complicité de leurs divers acolytes et affidés. A une période charnière de croisement de deux décennies, celle des années 2010 qui se ferme et celle des années 2020 qui s’ouvre, la pandémie a pu mettre en berne, momentanément certes, le drapeau des luttes de masses, lesquelles s’étaient mises à  secouer le monde dans ce premier quart du XXI siècle. Les exploiteurs en effet, peinent à trouver le vaccin leur permettant d’étouffer la respiration révolutionnaire des masses, inspirée par de nouvelles solidarités sans frontières.

Aujourd’hui 31 décembre, au Sénégal comme partout ailleurs, 2020 termine son parcours et s’apprête à passer le témoin à 2021. Dans la douleur, sans conteste certes au regard de la tragédie de l’émigration, avec ces milliers de disparus engloutis dans la mer ou abandonnés dans le désert, en plus de la pandémie de la COVID-19, porteuse de surcroit d’une aggravation accentuée de la crise économique et sociale, indissociable du néocolonialisme en vigueur sous nos tropiques.  Hormis quelques rares soubresauts, durant l’intervalle éprouvant d’un semestre entier de mars à août, cette pandémie aura mis entre parenthèse en quelque sorte, les luttes des masses dans nos pays. Et la voilà « récidiviste », prête pour une deuxième vague, le virus se mettant même à muter pour se faire plus virulent  sans doute!


Mais en dépit de toutes ses victimes, 2020 n’a pas totalement réussi à ensevelir l’espoir, qui continue à germer dans l’engagement des patriotes et des démocrates, dans les luttes diversifiées, intergénérationnelles et convergentes des masses populaires,  des travailleurs  des villes et des campagnes, des femmes et des jeunesses désemparées mais combatives. Sous ce rapport au Sénégal, 2020 a connu également, à sa naissance tout comme dans sa prime enfance de janvier à mars, une période d’intenses luttes patriotiques allant crescendo, dans la foulée de 2019. En effet, d’importantes franges de patriotes, des jeunesses progressistes notamment,  se sont de plus en plus engagées, sur plusieurs fronts toujours plus articulés, à lier le combat pour la cause des masses quotidiennement agressées, à l’urgente nécessité de l’alternative souveraine anti-impérialiste. Elles ont su se dresser contre l’exploitation éhontée de nos ressources naturelles, dénoncer la servitude du Franc CFA et son écho (Eco), bref toute une vague de luttes plurisectorielles, à consolider et à élever à une échelle supérieure, jusques-y compris au niveau des enjeux et chantiers décisifs de 2021.

mercredi 4 novembre 2020

DECLARATION SUR QUELQUES ASPECTS SAILLANTS DE LA SITUATION AU SENEGAL ET DANS LA SOUS-REGION OUEST-AFRICAINE

Le Secrétariat Permanent de Yoonu Askan Wi, réuni  ce 03 novembre 2020,  a adopté la présente déclaration portant sur quelques aspects saillants du contexte au Sénégal et dans la sous-région ouest africaine. 

Au plan national, une grande déception s’est emparée de l’opinion après la publication de la composition du nouveau gouvernement faisant suite à l’annonce d’un remaniement imminent au conseil ministériel de fin octobre. Le citoyen lambda bien que dubitatif, avait malgré tout accueilli cette annonce avec un certain espoir de voir, cette fois-ci, la mise en place d’un gouvernement susceptible de prendre enfin à bras le corps la résorption des maux qui assaillent les sénégalais de toutes parts. Ces maux qui traduisent l’aggravation de la pauvreté, en constante progression, sont sans commune mesure avec les programmes dits de résilience brandis à grand renfort de slogans et censés atténuer les difficiles conditions de vie des populations ; programmes non seulement pour l’essentiel détournés de leur destination proclamée, mais ne représentant pas plus qu’une goutte d’eau dans l’océan de la paupérisation généralisée des larges masses populaires des villes et des campagnes. Le régime lui-même reconnait la faiblesse du système de protection sociale, les limites de la stratégie en place de réduction de la pauvreté et admet que les efforts déployés sont incapables  de répondre à la gravité de cette situation que la Covid-19 a révélée davantage  et a amplifiée,  avec près de 84,5% de déclaration de pertes de revenus en milieu aussi bien urbain (86,7%,) que rural (85 %). 

jeudi 12 décembre 2019

GUY MARIUS SAGNA, LE BAOBAB



Guy, c’est loin d’être un hasard, dans l’alphabet de nos langues nationalesGUY se prononce« GOUYE » ce qui signifie BAOBAB. Camarade, tu es un vrai baobab. Tu nous en administres la preuve tous les jours que Dieu fait.
Et je plains tes ennemis qui cherchent à t’abattre. Ils n’y arriveront jamais parce qu’ils incarnent le passé, les forces les  plus rétrogrades ; ces crépusculaires au crépuscule de leur pouvoir.
Baobab, tu as été de tous les combats des animateurs polyvalents de la Case des tout petits jusqu’à leur satisfaction.
Baobab, tu as été de toutes les marches de l’Unacois à travers le pays, contre l’envahissement des grandes surfaces françaises jusqu’à l’arrachement du décret organisant  l’installation des dites grandes surfaces.
Baobab, tu as été présent aux différentes manifestations des stagiaires de l’ENDSS jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.
Baobab, tu as été de ceux qui ont pensé et mis en place la plate forme Aar Li nu Bokk pour la sauvegarde de nos ressources naturelles.
Baobab, tu as pensé, organisé et encadré la marche des victimes du bradage et de l’accaparement de nos terres.
Baobab, tu as dirigé avec brio la campagne électorale de la coalition Ndawi Askan wi lors des dernières élections législatives, laquelle a envoyé le premier vrai député du peuple à l’Assemblée nationale.

jeudi 28 juin 2018

C’EST AU PEUPLE PALESTINIEN MARTYR QUE LE SENEGAL ET L’AFRIQUE TOUTE ENTIERE DOIVENT APPORTER LEUR SOUTIEN POLITIQUE DETERMINE


Le Collectif de Solidarité Sénégal-Palestine a saisi l’occasion de la célébration de la journée mondiale des réfugiés, le 20 juin 2018 dernier, pour organiser, à la Place de la Nation à Dakar, un  rassemblement citoyen de solidarité avec le peuple palestinien martyr. C’est le lendemain de cette manifestation qu’est parue, dans les colonnes du journal L’Enquête, une interview de Monsieur Emmanuel Nahshon, porte- parole du ministre israélien des affaires étrangères, pour se prononcer largement sur plusieurs aspects du conflit israélo-arabe, accusant avec insistance les combattants palestiniens de « terrorisme » et de « provocation délibérée ».


Or, les populations civiles de Gaza, qui ont déclenché depuis le 30 mars dernier « La Grande Marche du Retour » afin de retrouver leur terre et leurs foyers spoliés et occupés par Israël depuis 70 ans, font face les mains nues. Avec pour seules armes des lance-pierres et des cerfs-volants, elles sont systématiquement  massacrées par les snippers et les drones de l’armée sioniste, occasionnant ainsi des centaines de morts et des milliers de blessés parmi « ces terroristes et provocateurs ». Cela n’empêche pas pourtant Monsieur le porte-parole de déclarer :  « Israël est malheureusement une victime du terrorisme depuis près de 70 ans » (sic), pendant que les populations palestiniennes sont quotidiennement tuées ou réduites au statut de réfugiés, représentant le 10ème des 70 millions de réfugiés recensés dans le monde par le HCR. 

dimanche 1 avril 2018

DECLARATION : SIX ANS DE REGIME MACKY SALL, OU LE REGNE DE LA FRAUDE ET DU MAQUILLAGE ! (DEUXIEME PARTIE)

Croissance et émergence ou bradage des ressources naturelles : Comment peut- on parler d’émergence de notre pays tout en hypothéquant  pour 30 ans au moins,  au grand détriment des générations actuelles et futures, nos ressources en  gaz et pétrole ainsi que nos ressources halieutiques sans oublier le bradage des ressources foncières, ce à travers des contrats et accords conclus de façon opaque au nom d’intérêts occultes et claniques ? Comment peut- on parler d’émergence quand des décisions de justice prononcées en faveur de centaines de travailleurs injustement licenciés ou mis au chômage, eux qui pourtant assurent la production et les richesses, restent non exécutées 05, 10 ou 20 ans durant, du fait d’employeurs véreux bénéficiant de la complicité active ou passive de l’Etat ? Comment peut- on se targuer de taux de croissance de plus de 7%, une croissance non durable car le plus souvent tributaire des aléas de la pluie et du climat, une croissance qui ne réduit pas les importations, une croissance extravertie dont 52% de la valeur en 2016 sont rapatriés à l’étranger, une croissance sans création massive d’emplois ni réduction de la pauvreté : signalons, à titre d’illustration, que le taux de pauvreté est passé à 77% dans des régions pourtant aux fortes potentialités comme Kolda et Kedoudou, ou même Ziguinchor et Tambacounda ? Comment peut on parler d’émergence sans politique d’industrialisation, sans articulation entre agriculture et industries de transformation des produits primaires? 

samedi 31 mars 2018

DECLARATION : SIX ANS DE REGIME MACKY SALL, OU LE REGNE DE LA FRAUDE ET DU MAQUILLAGE ! (PREMIERE PARTIE)

YOONU ASKAN WI /Mouvement pour l’Autonomie Populaire
Permanence nationale : HLM Grand Yoff, villa n°218, Dakar
Récépissé n°13740/MINT/DAGAT du 27 Janvier 2009
TEL: 221 338274327 -   E-mail : yoonuaskanwisp@gmail.com
Site Web: www.yoonuaskanwi.org ;


Faux, maquillage et fraude : ‘’Grosse révélation’' du 1er ministre BounAbdallah Dione, dimanche dernier sur les ondes d’une radio de la place : « L’ex- ministre de l’énergie Thierno Alassane Sall n’a pas démissionné du gouvernement. Il a été démis pour incompétence ».Mais alors Monsieur Dione, pourquoi et comment avoir découvert si tard l’incompétence du ministre Sall, qui a été membre du comité directeur de l’APR et coordonnateur national de la convergence des cadres dudit parti, directeur général de l’ARTP en 2012, ministre des Infrastructures et des Transports terrestre et du Désenclavement de 2012 à 2014, puis ministre de l'énergie de 2014 à 2017 ? Le refus de signer le contrat de TOTAL est certainement passé par làadministrant à l’opinion publique une énième illustration de la politique de faux, demaquillage et de fraude déployée, tous azimuts durant six ans, par le Président Macky Sall et les siens. Comme l’écrit le magistrat Ibrahima Hamidou Dème dans sa lettre ouverte publiée le 26 mars 2018, « nos valeurs cardinales de dignité, d'honneur, de probité et de loyauté sont presque abandonnées au profit du reniement, du non-respect de la parole donnée, de la trahison, du mensonge etc. qui sont cultivés par les plus hautes autorités et ce, dans la plus grande indifférence. »